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Le 1er octobre, Mirabel deviendra la première ville québécoise à interdire la distribution automatique du Publisac

Le 1er octobre, Mirabel deviendra la première ville québécoise à interdire la distribution automatique du Publisac
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Il fait partie du paysage québécois depuis plusieurs années et plusieurs personnes ne le remarquent même plus, si ce n’est pour le lancer dans le bac à recyclage. Le Publisac, ces circulaires livrées dans un sac plastique chaque semaine, irrite cependant notre conscience écologique. Certaines personnes affichent même un refus de le recevoir, en apposant un autocollant sur leur porte, par exemple. Mais plusieurs aimeraient que la livraison automatique cesse, puisque  tout le monde ne prend pas la peine d’afficher un refus.

C’est ce qui se passera bientôt dans la municipalité de Mirabel, dans les Laurentides, qui deviendra la première dans la province à interdire la distribution automatique du Publisac, à compter d’octobre prochain.

Toutefois, l’entreprise TC Transcontinental, qui est propriétaire du Publisac, compte contester ce nouveau règlement municipal devant les tribunaux. 

Pour sa part, Jean Bouchard, le maire de Mirabel, a affirmé mardi sur les ondes de Qub radio recevoir «des appuis» et «un accueil favorable» de la population et des municipalités avoisinantes pour poursuivre ce changement à but écologique. 

«Oui, on a eu une mise en demeure, on est en train de l’analyser, mais je vous dirais que le conseil municipal ira de l’avant, ne reculera pas dans ce dossier-là. Je vais tout de même rencontrer les représentants de Transcontinental [...]. Il faut quand même être ouvert à une discussion, mais forcément, il reste que notre position pour le moment ne change pas. On est bien fier de notre position», a mentionné M. Bouchard à l’animateur de «Franchement dit», Jonathan Trudeau, sur Qub radio. 

capture d'écran - Facebook - Publisac

De son côté, Transcontinental estime que ce règlement municipal est illégal. Selon la compagnie, il ne respecterait pas la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. 

Le maire Bouchard a expliqué que la distribution du Publisac se fera «sur une base volontaire» et qu’on donnera «le choix à la population». 

Les Mirabellois désirant recevoir le Publisac devront apposer un autocollant sur leur boîte aux lettres. L’absence de cet autocollant signifiera un refus de leur distribuer le sac publicitaire. 

«Il y en a qui veulent l’avoir, mais il y en a qui ne veulent pas l’avoir. Alors ces autocollants-là vont faire en sorte que, au moins, notre population prendra la décision de recevoir ou non ces fameux Publisacs», a affirmé monsieur Bouchard, toujours sur les ondes de Qub radio.

Jean Bouchard affirme que la majorité des gens jettent leur Publisac à la poubelle ou au recyclage. «La majorité s’en va dans les sites d’enfouissement», a-t-il déploré.

«Le distributeur devra trouver une solution. Vous savez, le Publisac en plastique, est-ce qu’il y a moyen au Québec, aujourd’hui, de le voir sous une autre forme?» a finalement demandé le maire de Mirabel.

Source: JDM · Crédit Photo: capture d'écran - Facebook - Publisac

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