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Finalement, la viande rouge et les charcuteries ne seraient peut-être pas si dangereuses pour la santé!

Finalement, la viande rouge et les charcuteries ne seraient peut-être pas si dangereuses pour la santé!
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Depuis quelque temps, plusieurs pays recommandent aux gens de limiter leur consommation de viandes rouges et de charcuteries afin de prévenir les cancers et les maladies cardiaques. Cependant, un nouvel examen de dizaines d’études précédentes réalisées par des chercheurs indépendants a conclut lundi que le risque potentiel est en fait faible et que les preuves sont incertaines. Une petite tornade dans l’univers scientifique!

Un panel de chercheurs de sept pays conseille donc aux adultes de poursuivre leur consommation actuelle de viande rouge, c’est-à-dire une moyenne de trois à quatre portions par semaine en Amérique du Nord et en Europe. Idem pour la charcuterie. On retrouve ces nouvelles consignes dans la revue Annals of Internal Medicine, publiée par l’American College of Physicians.

Les nombreuses études qui ont été réanalysées collectivement par ce groupe de scientifiques indiquent que réduire la consommation de viande rouge de trois portions par semaine pourrait abaisser la mortalité par cancer de 7 morts pour 1000 personnes, ce que les chercheurs évaluent comme étant une baisse modeste. Ils insistent de plus sur le fait que le degré de certitude de cette statistique est «faible».

En ce qui concerne le potentiel lien entre la consommation de  charcuterie et les maladies cardiovasculaires et le diabète, la qualité des preuves est jugée «très faible» par l’équipe. Les chercheurs ont eu recours à une méthodologie baptisée GRADE.

«Il y a de très faibles réductions de risque pour le cancer, les maladies du coeur et le diabète, et en outre, les preuves sont incertaines», a expliqué Bradley Johnston, professeur associé d’épidémiologie à l’université Dalhousie au Canada, et directeur du groupe NutriRECS, qui a rédigé ces consignes.

«Peut-être qu’il y a une réduction du risque, ou peut-être pas», a-t-il confié à l’AFP.

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Par cette nouvelle analyse, les chercheurs affirment désirer faire mûrir le domaine des recommandations nutritionnelles, qu’ils jugent représentatives d’une «vieille école» étant trop axée sur les avantages sociétaux et non individuels, pour aller dans le sens d’une médecine plus personnalisée.

Les chercheurs affirment que les recommandations qui font généralement autorité ne font montrent pas assez que le risque absolu reste faible et qu’il demeure très difficile d’isoler l’effet d’un aliment en particulier sur toute une vie. En effet, un grand nombre de causes autres que le régime alimentaire peuvent influencer la santé.

«Nous livrons aux gens notre meilleure estimation de la vérité, qui est incertaine. Selon leurs propres préférences, ils peuvent décider de réduire ou d’éliminer» la viande et la charcuterie, prétend monsieur Johnston.

«Mais notre recommandation est que, pour la plupart des gens, la meilleure approche est de continuer, étant donné la très faible réduction de risques et l’incertitude des preuves».

Dans de nombreux pays, un des piliers des guides de nutrition est la réduction de la consommation de viande rouge et de charcuterie. Par exemple, la dernière édition de Santé Publique France (publiée en janvier) préconise de limiter la charcuterie à 150 grammes par semaine et les viandes autres que la volaille à 500 grammes.

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Le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la Santé, classe la viande rouge comme «cancérogène probable» et la charcuterie, «cancérogène».

Les consignes publiées cette semaine ont donc provoqué de nombreuses critiques dans l’univers des experts en nutrition et en épidémiologie. 

Certains approuvent la rigueur des nouvelles analyses, mais les avis diffèrent au sujet de la philosophie des conclusions.

Le professeur Tim Key, sous-directeur de l’unité d’épidémiologie du cancer à Oxford, affirme que le risque de cancer colorectal lié à la charcuterie est peut-être faible, mais qu’il n’est pas négligeable au niveau d’une population.

Pour sa part, le Word Cancer Research Fund a indiqué qu’il ne modieferait pas ses consignes sur le sujet.  «Nous maintenons notre confiance dans la recherche rigoureuse conduite depuis 30 ans», a déclaré sa directrice de la recherche, Giota Mitrou.

De son côté, Kevin McConway, professeur émérite de statistiques à l’Open University pense ceci:

«Il est déprimant que tout tende à indiquer qu’après toutes ces années et des millions de participants à des études, nous n’en savons toujours pas beaucoup».

Notons que les consignes publiées lundi dernier ont été approuvées par 11 des 14 chercheurs qui composent le panel.

Bradley Johnston maintient quant à lui que « Les gens devraient utiliser cela pour faire des choix mieux informés, au lieu que des organisations leur disent d’autorité ce qu’il faut faire».

Est-ce que ce genre de nouvelle vous poussera à modifier votre alimentation, ou pas du tout?

Source: HUFFPOST · Crédit Photo: 123

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